Biscarrosse à Royan, via Hourtin
25 août 2006

Ce matin, au réveil, une evidence. La météo s’était trompée ou nous n’avions pas regardé la bonne carte. La pluie était bien là, et la couleur du ciel ne nous laissait pas espérer d’amélioration immédiate. L’étape s’annonçait plutôt fraiche et humide. On a été vraiment gatés.

L’absence de dénivelé nous a permis quand même de maintenir un rythme soutenu. Du coup, les roues nous aspergeaient le dos et le visage, alors que le vent se chargeait de nous tremper tout le reste. La pluie et les rafales nous ont vraiment mis à l’épreuve. Nous avons souffert du froid et les bourrasques majoritairement de face ont beaucoup sollicité les muscles. Nous étions très loin des grosses chaleurs et des ascensions des Pyrénées. Tout l’inverse.

Le ferry du Pyla au Cap Ferret nous a permis de faire une première pause salutaire, quitter quelques minutes nos coupe-vents imbibés et aérer un peu les vêtements. Mais bons sang, qu’il a fait froid. La traversée fut trop courte pour sécher et nous réchauffer les os.

Les 110 kilomètres de la première partie de l’étape ont ainsi été parcourus, comme dans une lessiveuse, et l’arrivée à Hourtin a été bienvenue. Nous avons pris notre repas dans une salle prêtée par la Mairie et apprécié de pouvoir enfin nous réchauffer. Le moment a été agréable, mais la perspective de reprendre la route dans la tempète n’a pas quitté mon esprit, et mes compagnons m’ont semblés eux aussi en être préoccupés.

En fait, les 55 kilomètres de l’après midi ont été plus faciles que je ne le craignais. Le ciel, bien que très chargé, nous a épargné, et nous avons pu profiter de quelques éclaircies. Le final par le ferry de la pointe de Grave nous a un peu requinqué avant l’arrivée à Royan.

Le bilan de la journée est tout de même plutôt positif. 160 kilomètres éprouvants, le plus souvent en pedalo dans une machine à laver, et une énorme satisfaction d’avoir traversé cette épreuve ensemble. Tout le monde va bien, mais les corps réclament une trève. La nuit sera réparatrice.

D’autant plus qu’une mauvaise nouvelle nous a frappé de plein fouet. A cause d’un ferry qui apparemment n’est plus en service, les 160 kilomètres que nous devions parcourir demain viennent de se transformer en 190 !!!... Pourvu que le ciel soit plus clément...

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